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Comment j’ai écrit un guide de survie pour accueillir les Russes (avec grâce et humour)

Quand un discours présidentiel change tout

Tout est parti d’une phrase, prononcée au sommet de l’État : « La Russie pourrait nous envahir. »

Cette idée, lancée au détour d’un discours présidentiel, a traversé les frontières, les journaux, et s’est invitée dans nos conversations quotidiennes.

Mais au lieu d’y voir une menace, j’ai eu un déclic : et si, plutôt que d’imaginer des bunkers et des conserves, nous nous souvenions de la gloire d’une histoire partagée, des tables dressées, des verres levés, et des récits qui rapprochent les peuples ?

Une rupture culturelle fabriquée

Ce qui nous sépare de la Russie n’est pas seulement géographique.

C’est une distance culturelle, faite de malentendus, de clichés, et d’un silence qui s’est épaissi avec les années.

Une rupture artificielle, voulue et entretenue par des desseins opaques de nos dirigeants — et qui, comme tant d’autres décisions imposées d’en haut, ne nous apporte ni bien-être, ni confiance, ni sérénité.

Un livre comme réponse

Face à cela, j’ai voulu répondre autrement : avec un livre.

Un livre qui ne parle ni de politique ni de guerre, ces choses qui divisent les peuples, mais qui tend la main.

Un guide de survie… à l’envers.

Un manuel pour accueillir, comprendre et rire ensemble.

Plus qu’un traité d’histoire, une invitation

Mon objectif n’était pas de rédiger un traité d’histoire ni un essai politique.

Plutôt une invitation à découvrir ce que nous partageons :

– des mots,

– des recettes,

– des musiques,

– des souvenirs.

À travers l’humour, la satire, la tendresse, rappeler que les peuples survivent aux gouvernements, que les relations humaines franchissent les frontières, et que les rires, eux, n’ont jamais besoin de visa.

L’humour comme diplomatie douce

Ce livre est né de cette conviction : nous avons déjà tout ce qu’il faut pour désamorcer les tensions.

La diplomatie culturelle, la curiosité, l’autodérision.

C’est une manière de dire :

« Non, nous ne vous craignons pas. Entrez, asseyez-vous, laissez vos peurs et vos préjugés derrière la porte… et parlons. »

Pour qui est ce guide ?

J’ai écrit ce guide pour ceux qui croient encore que la paix se cultive autour d’une table.

Pour les lecteurs curieux, sensibles à l’amitié entre peuples.

Pour ceux qui pensent que l’humour peut désarmer autant qu’un traité.

Un manuel de survie… mais pour accueillir

Alors oui, c’est un manuel de survie.

Mais pas pour se cacher.

Pour accueillir.

Pour toutes les âmes vives et sensibles qui n’attendent qu’une chose : que le printemps revienne, avec sa promesse de renouveau et de vie retrouvée.

Conclusion

Avec l’amour que je porte à mes deux grandes nations, et avec une confiance infinie dans la sagesse des peuples, je dépose entre vos mains ma modeste contribution.

— Liouda