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La véritable histoire d’un poilu de CHATEAU-THIERRY

La véritable histoire d’un poilu de CHATEAU-THIERRY

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Denis Toison livre un bel ouvrage sur son grand-père qui a fait la Grande Guerre.

« J’ai une sorte de compassion pour tous ces hommes partis à la guerre et qui ont souffert à moitié enterré voire tout entier. Mon grand-père a eu de la chance, il est revenu vivant et a priori sans blessure physique. Mais tous ces hommes ont subi une sorte de traumatisme. Beaucoup ont eu du mal à évoquer leur guerre. »

La guerre, tel un fil rouge de la famille Toison. L’arrière-grand-père a participé à la guerre de Crimée, le grand-père à celle de 14–18, le père André à la Seconde Guerre mondiale et le frère à celle d’Algérie.

Denis Toison a peu connu Henry, son grand-père, « mort quand j’avais 9 ans. Il m’a appris à jouer aux dames. Pour la musique, ça n’a pas marché. Lui, il a créé en 1868 l’harmonie municipale – il jouait selon moi du cornet, pour mon frère du tuba – où mon père a également joué ».

Denis Toison vit depuis trente-cinq ans en Lot-et-Garonne. Jeune retraité, il dessinait et travaillait les images dans un cabinet d’architectes, mais il est et restera toujours un Castelthéodoricien.

Château-Thierry est une ville de 15 000 habitants dans l’Aisne, connue, car Jean de La Fontaine y est né et pour feu l’usine Belin, les fameux gâteaux.

Hiver 1917… moins 17 degrés « La Véritable Histoire d’un poilu de Château-Thierry », l’ouvrage de Denis Toison (1) raconte le quotidien de son grand-père. Henry, un homme ordinaire parmi des millions d’autres. Mobilisé le 3 août 1914, il a déjà 37 ans.

« Je n’apporte rien à la grande histoire que l’on sait déjà. Je ne pensais pas écrire un pavé de 365 pages. J’avais peu de documents : quelques photos, écrits et livret militaire. J’ai passé un temps infini dans les recherches. Internet facilite les choses. J’ai découvert tout le parcours de mon grand-père.

« Quand il passe en 1915 du 9e Régiment territorial de Soissons au 23e Régiment d’infanterie, il part pour deux ans dans les tranchées. Il a vécu l’horrible hiver 1917 où il a fait moins 20 degrés plusieurs mois. Même s’il a terminé sergent, c’était un sans-grade. Avant la guerre, il était ouvrier d’usine. »

Passionné par l’image, Denis Toison délivre par cliché la réalité de la Grande Guerre, à l’aune de son grand-père. Tel un hommage à un homme modeste. Qui n’a pas tout dit.

Demeurent les échanges épistolaires entre Henry et Juliette, sa femme. Simples. Affectueux. Tendres. Magnifiques.

Denis Toison paraît comme soulagé. Il peut se lancer dans l’écriture de « La Véritable Histoire d’un soldat de 40 », celle d’André, son père.

(1) Aux éditions de L’Oustal, 22,50 €, chez Martin-Delbert à Agen.

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Poids 0,5 kg