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Éthique et création dans l’espace littéraire Slavophone

Éthique et création dans l’espace littéraire Slavophone

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Éditeur  La Geste

Date d'édition 2023

Reliure Couverture souple

Etat Neuf

ÉTHIQUE ET CRÉATION DANS L'ESPACE LITTÉRAIRE SLAVOPHONE

Si la recherche en sciences humaines prend un « tournant éthique > à la fin du xxe siècle, les littératures de l'espace est-européen slavophone, confrontées au xx siècle à un pouvoir politique qui cherchait à les instru-mentaliser, ont été traversées par le questionnement éthique. Par exemple, dans la littérature russe, la réflexion sur l'enjeu éthique de toute création est devenue une exigence à partir des années 1920, face à un pouvoir totalitaire qui cherchait à détruire « le verbe et la culture », et cette exigence a également guidé les écrivains émigrés, comme en témoigne le titre de l'essai de Marina Tsvetaieva L'Art à la lumière de la conscience (1932). Après la Secorde Guerre mondiale, c'est à cette même exigence qu'ont répondu les rains de Pologne, confrontés à un pouvoir niant la liberté créatrice qui de l'homme.

Ainsi, la présente monographie entend se pencher sur les relations entre ethique et littératures dans l'espace est-européen slavophone depuis le xx* siècle, autour de trois axes. Le premier, consacré à la littérature de jeu-nesse, questionne la pragmatique littéraire en montrant les choix éthiques des auteurs informant, consciemment ou non, les esprits et modes de vie des lecteurs enfantins aux époques soviétique et postsoviétique. Le deuxième axe interroge la notion d'engagement littéraire autour d'analyses précises qui explorent la manière dont la littérature fait exister dans l'espace public des sujets tels que l'exil, le féminin, l'histoire, révélant ainsi la littérature comme lieu d'expression des mémoires singulières, mais aussi comme espace de résistance. Enfin, le troisième axe aborde la question de l'éthique littéraire à partir de la notion d'ironie, comprise au sens d'attitude critique, de détachement, de mise à distance vis-a-vis du monde et de la langue, portant implicitement un jugement de valeur sur le réel, et dessinant en creux un autre possible - éthique.

Florence Corrado-Kazanski est professeur de littérature russe à l'Université Bordeaux-Montaigne

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